Soins primaires : la santé commence au village
En Guinée, une femme enceinte dans un village de brousse peut mettre plusieurs heures à atteindre la maternité la plus proche. Un enfant fiévreux peut mourir faute de médicaments disponibles dans son centre de santé. Ces situations ne sont pas des fatalités : elles sont le résultat de choix de politique publique.
L'état de la santé en Guinée
Les indicateurs sont éloquents : mortalité infantile encore trop élevée, mortalité maternelle parmi les plus hautes d'Afrique subsaharienne, taux de couverture vaccinale insuffisant, prévalence des maladies évitables comme le paludisme et les maladies hydriques.
Le problème des soins primaires
L'essentiel des investissements dans la santé va aux hôpitaux de référence de Conakry, qui concentrent les équipements lourds et les spécialistes. Pendant ce temps, les centres de santé communautaires sont sous-équipés, manquent d'agents de santé formés et sont régulièrement en rupture de médicaments essentiels.
Le plan quinquennal du ND
- Construction et réhabilitation de 500 centres de santé communautaires
- Formation de 3 000 agents de santé communautaires supplémentaires
- Mise en place d'une chaîne logistique fiable pour les médicaments essentiels
- Programme national de santé maternelle avec sages-femmes dans chaque sous-préfecture
- Vaccination universelle avec objectif de 95 % de couverture en cinq ans
Le financement
Le financement de ce plan exige de porter les dépenses publiques de santé à 15 % du budget national. Ce n'est pas excessif — c'est ce que de nombreux pays comparables consacrent à la santé de leurs citoyens. C'est un choix de civilisation.